Les Troubles du Spectre Autistique (TSA)

Avec la parution du DSM-5 en mai 2013, les troubles du spectre autistique (TSA) sont définis comme un ensemble de troubles dont la diversité clinique peut être ordonnée sur un continuum et comme se caractérisant par deux grandes classes d’anomalies :

• des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques
• un répertoire d’intérêts et d’activités restreint, stéréotypé et répétitif.

Ces altérations développementales sont présentes dès la petite enfance et impactent le fonctionnement de l’enfant au quotidien.

La littérature s’intéresse de plus en plus à l’évolution de ces enfants diagnostiqués maintenant plus tôt et bénéficiaires d’accompagnements plus adaptés : on constate en effet une diminution des troubles du comportement qui peuvent être expliqués entre autres par des accompagnements éducatifs et soignants conjugués (Schaal, 2010), par une considération dans ces suivis de l’importance de la communication, par une continuité des apprentissages que les professionnels souhaitent préserver dans un maximum de champs de compétences : communication, gestion de la vie quotidienne, socialisation, …    

 

Une remédiation morphosyntaxique sur la base d’applications orthophoniques

Un travail exploratoire  a porté en 2013/2014 sur l’impact, au niveau de la compréhension de l’écrit, d’une intervention faite à l’oral chez un enfant porteur de TSA de 11 ans.

Il présentait un important retard au niveau de la communication : le langage réceptif était évalué à 64 mois et le niveau productif à 43 mois (Infante,  2014). Nous lui avons proposé 16 séances de remédiation sur 3 mois en utilisant exclusivement comme support une tablette numérique avec des applications de type orthophonique.
Ce travail visait l’apprentissage de deux catégories morphosyntaxiques : les pronoms Il et Elle et les articles définis Le et La.

Afin d’évaluer la progression de l’enfant, nous avions choisi la méthodologie du cas unique (Pry, 2007 ; Juhel, 2008) qui permet d’évaluer les effets intra-individuels du suivi. Les résultats obtenus à savoir une nette progression de l’enfant en lecture ainsi qu’au niveau des compétences lexicales et syntaxiques valident l’hypothèse d’une continuité fonctionnelle dans le développement du langage oral et écrit et vont dans le sens d’une construction ascendante du langage, construction en cascade selon une passerelle : lexique-sémantique-syntaxe et pragmatique (Bates, 1997 ,1999; Bassano, 2000, 2010, 2011).

Les résultats validant une progression de la compréhension de l’écrit allant jusqu’à une amélioration du langage fonctionnel (apparition de demandes et de refus verbaux.)

 

La tablette numérique : support de remédiation langagière

• Avant l’utilisation de la tablette quelques articles paraissaient sur l’utilisation de l’ordinateur dans les rééducations et sur l’intérêt de remplacer « les flash cards » (étiquettes) par des images informatisées
(Moore & Calvert, 2000 ; Mirenda, 2003; Ganz et al., 2013; Tang & Jheng, 2013).
• Les résultats étaient déjà considérés comme très encourageants au niveau du gain lexical, mais aussi au niveau de la motivation (Williams, 2002).
• Les résultats du National Reading Panel (NRP, 2000) pointent 13 méthodes pédagogiques pour aider à une meilleure compréhension chez le lecteur porteur de TSA.  L’outil multimédia est conseillé dans l’aide à l’acquisition de compétences lexicales (El-Zein, 2013; Crowley et al., 2013).
• Les résultats de 11 expérimentations ont été collectés au niveau des stratégies d’apprentissage d’enfants porteurs de TSA en 2007 (Chiang & Lin, 2007). Ce travail permettait de visualiser  les différentes propositions au niveau des adaptations.

En ce qui concerne la littérature scientifique sur l’utilisation des tablettes dans le cadre d’une remédiation, il y en a peu. Il existe bien des parutions sur l’utilisation de ce support comme interface langagier (synthèse vocale, communication augmentative) mais il s’agit souvent de vanter ou de promouvoir un produit commercial sans proposer d’évaluation statistique des résultats. Par ailleurs la tablette est souvent promue auprès des familles comme support de communication (support d’applications comme Nikitalk, iCommunicate etc.). Peu est dit sur sa fonction pédagogique. Au niveau de l’autonomie sociale, on note toutefois que des études ont été proposées sur l’amélioration des compétences sociales avec des résultats dits non probants (Vandermeer, 2013).

L’étude récente de Kagohara (Kagohara et al., 2013) rassemble les résultats de quinze  recherches dans cinq domaines : scolaire, communication, emploi, loisirs, transitions en milieu scolaire. Les conclusions du rapport confirment l’importance de ces aides technologiques mais aucun résultat statistique n’est communiqué. D’autres études (Sampath, 2012) promeuvent l’outil en tant qu’interface de communication. En ce qui concerne les apprentissages scolaires, une étude a été faire sur un seul enfant de 5 ans au niveau de la logico-mathématique (Jowette, 2012) : une progression généralisée a été constatée.
En résumé, les auteurs mettent en avant cet outil en tant que support de communication et moins en tant que support pédagogique.

Nous utilisons la tablette numérique comme outil de remédiation cognitive. Nous avons en effet pu conclure de notre recherche exploratoire l’apport positif de cette médiation avec les enfants porteurs de TSA, l’outil multimédia étant conseillé dans l’aide à l’acquisition de compétences lexicales (Chiang & Lin, 2007 ; El-Zein, 2013; Crowley et al. 2013) mais aussi dans l’apprentissage de la cognition sociale (vidéos des lieux de destination, repérage, apprentissage des comportements adaptés a posteriori ou en amont).

L’évolution des projets d’accompagnement dans le médico-social, l’alliance éducative nécessaire avec les parents nous amènent à repenser nos pratiques et à valoriser la parentalité pas seulement au niveau des compétences du quotidien (autonomie personnelle et domestique) mais aussi au niveau des compétences pré-scolaires et scolaires.

Certains  établissements ont maintenant accès à la tablette numérique comme outil de remédiation pédagogique. Cette tablette peut être configurée en fonction des objectifs travaillés dans le cadre du projet personnel individualisé, construit lui-même sur la base d’une évaluation annuelle des compétences cognitives et sensorimotrices des enfants. Des milliers d’applications ont été développées. La tablette est un outil qui a pour avantage son attractivité : l’enfant  ordinaire et bien évidemment l’enfant avec TSA sont attirés vers ce support et peuvent développer des compétences qui auraient été difficile à acquérir dans un travail « à la table ». Le tactile permet une interactivité plus riche en lien direct avec le doigt, les interfaces sont adaptées (utilisation simple, applications facilement accessibles sur le « bureau » de la tablette), De par son aspect ludique, la tablette peut être facilitatrice au niveau des situations d’apprentissage et même dans les interactions entre l’enfant et son entourage.

La tablette numérique qui est prêtée au jeune « voyage » avec lui : les compétences ciblées dans le corpus concerné peuvent être travaillées là où est l’enfant. L’évaluation des apprentissages est consécutive au travail et pluridisciplinaire. L’outil étant convivial, ces moments d’apprentissage deviennent des moments d’intérêt partagé.
Trois Corpus organisent la planification des apprentissages et visent la généralisation des compétences à travers un travail de l’enfant sur trois plans : 

1. l’apprentissage avec des applications numériques choisies spécifiquement pour l’enfant

2. le travail à la table

3. le quotidien.

Les 3 corpus répertorient des compétences  allant du plus simple (le principe de cause à effet) au plus complexe (utilisation des prépositions). A chaque catégorie de compétences correspondent des applications, des instructions, et une évaluation de type acquis, non acquis, émergent. La tablette, support pédagogique devient un outil  pédagogique et ludique de partage avec l’entourage familial et rééducatif de l’enfant.

Pourtant nous aurions tord de considérer cet outil comme « miraculeux ». Considérant la tablette comme un support pédagogique supplémentaire, nous savons que l’assimilation d’un savoir se fonde sur la généralisation des acquis. L’enfant avec TSA peut être très performant sur certains exercices et ne pas être capable des mêmes performances dans un autre contexte ou avec un autre matériel.

Par ailleurs il apparait nécessaire d’utiliser le support numérique comme un vecteur de partenariat et d’échange avec les familles. Si la tablette suit l’enfant dans les différents lieux où il va (avant tout avec sa famille, mais aussi chez l’orthophoniste, l’école…), le partage des informations ainsi qu’une base de données adaptées à l’enfant (base de communication augmentative avec photos ou pictogrammes, planning en photos) n’en sera que meilleur. La tablette numérique suit le parcours de l’enfant et devient un fil conducteur entre les différents lieux, l’enfant et la famille. L’objectif est de poursuivre le travail à visée cognitive  à la maison et de faciliter les possibilités d’échanges et de partages.

 

En résumé :

L’utilisation d’une tablette numérique est un plus pour l’enfant porteur de TSA mais son utilisation comme support pédagogique et de communication suppose :

• de travailler sur la base d’un bilan de compétences de l’enfant
• de poser un cadre pour que l’enfant ne rentre pas dans une sur-stimulation (limitation du temps, connaissances de l’outil par l’adulte et les différents applications indiquées pour ‘l’apprentissage qui est ciblé)
• d’évaluer nos accompagnements et d’être soucieux d’une pratique « basée sur la preuve » (evidence based practice)
• de former les intervenants à l’utilisation de ce support et aux contenus (choix des applications, organisation d’un curriculum adapté aux besoins de l’enfant)   

Enfin  peu d’études ayant été faites sur la valeur pédagogique de ce support auprès d’enfants porteurs de TSA, des publications scientifiques sont indispensables ainsi qu’une formation des intervenants autant que de la famille même les frères et sœurs de l’enfant

 

 

 

 

 

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