Les enfants, adolescents et adultes porteurs de TSA présentent des troubles qui vont bien au-delà de problèmes relationnels ou communicatifs.

Les troubles précoces observés sont sensoriels, perceptifs, cognitifs et moteurs. Les troubles des apprentissages englobent donc l’ensemble des sphères de développement à des degrés divers.

 

La-Table.jpg

 

 

 → Le bilan sensori moteur et cognitif

un pré-requis pour le projet de la personne avec TSA

 

Le bilan permet  une approche globale. Il identifie les progrès, la stabilité, les sphères à problèmes, les régressions. Il fournit le point de départ du projet de vie de la personne avec handicap. Il révèle les succès ou les échecs des différents accompagnements et méthodologies éducatives employées.

 

- L’intérêt des bilans est double :

• faciliter une coordination et une cohérence des différentes interventions.
• favoriser un langage commun interdisciplinaire grâce à un outil de partage d’informations unique.

 

 

 → Le travail sur les fondamentaux cognitifs

Au niveau préscolaire, les données cognitives fondamentales sont travaillées (catégorisation, tris, sériation et structuration du temps et de l’espace). Ces bases fondent la conceptualisation.

Ces objectifs pédagogiques sont travaillés avec le jeune ou l’adulte avec TSA dans la mesure de ses capacités, c'est-à-dire en adéquation avec ses forces et besoins déterminés par le bilan et en accord avec le souhait des parents.

 

- Les objectifs sont principalement :

• acquérir un mode de communication que l’adulte partage : communication par pictogrammes, langage oral et outil numérique (applications de communication augmentée).
• arriver à établir des relations avec d’autres enfants et avec des adultes et être à l’aise dans ces relations.
• l’acquisition de compétences  sensori-motrices, affectives, relationnelles et intellectuelles
• la découverte de  l’univers de l’écrit (écriture et lecture)
• se repérer dans le temps.
• se repérer dans l’espace.

 

L’évaluation du jeune va permettre de décider d’un curriculum de compétences scolaires à travailler.

Sont associés aux TSA des troubles d’apprentissage, parfois un surhandicap lié à un diagnostique très tardif. L’autisme on le sait implique une hypo ou hypersensorialité : le traitement des informations est donc complexe et nous oblige à réfléchir à des adaptations éducatives  et pédagogiques spécifiques (méthodologies TEACCH et ABA) mais aussi à des supports nouveaux comme la tablette numérique. L’apparition des tablettes tactiles au début des années 2010 a été suivie par la proposition de nombreuses applications dédiées aux enfants avec autisme.

 

 

 → Le numérique au service des apprentissages

La tablette, une médiation utile dans le cadre des apprentissages pré-scolaires et scolaires et un support qui peut favoriser nos échanges avec les familles.

 

Ipad-enfant.jpg

 

Les troubles de la métacognition, du traitement de l’information et/ou de la communication ont une incidence sur les apprentissages scolaires. Ce que nous travaillons avec les jeunes doit être partagé avec les familles afin que les parents puissent s’en saisir pour mieux soutenir leur enfant et ainsi être acteur au niveau éducatif et pédagogique. Sur la tablette  individuelle figure un programme d’applications individualisé avec la dénomination d’applications ainsi qu’une évaluation du temps travaillé : ces données permettent aux parents de suivre les apprentissages et de participer au soutien pré-scolaire et scolaire sur le temps des week end et des vacances. 

 

 

- La tablette numérique : une médiation extraordinaire

I-pad-Fruits.png

 

La tablette est un outil qui a pour avantage son attractivité : le jeune est plus facilement attiré vers ce support et peut développer des compétences qui auraient été difficiles à acquérir à la table. Le tactile permet une interactivité plus riche en lien direct avec le doigt, les interfaces sont adaptées (utilisation simple, applications facilement accessibles sur le « bureau » de la tablette). Il est même possible d’avoir à disposition, sur un même support, différents matériels tels que des outils de communication, programmes éducatifs, jeux, et autres applications.

De par son aspect ludique, la tablette peut être facilitatrice au niveau des situations d’apprentissage et dans les interactions entre le jeune et son entourage. Les troubles de la métacognition, du traitement de l’information et/ou de la communication ont une incidence sur les apprentissages scolaires. 

 

 

- Qu’est ce qu’un « bon » dossier d’applications pour un jeune avec autisme ?

exemple-configuration-tablette.jpg

 

Nous avons élaboré des corpus d’apprentissage dans lesquels sont intégrées des applications en tant que médiations d’apprentissage.

 En effet,  il n’est pas adapté de donner sans un travail préalable mais aussi sans un travail de suivi et donc d’évaluation un tel support : il peut être difficile pour l’éducateur de se repérer par rapport au nombre important d’applications existantes.

L’évaluation du niveau développemental du jeune doit être faite pour pouvoir lui proposer une application adaptée à ses besoins mais aussi à son niveau.

Il faut donc

• choisir l’application
• configurer la tablette : l’adapter aux caractéristiques sensorielles du jeune
• prendre en main ce matériel et le connaitre avant de le proposer au jeune

pour adapter ce support et son contenu au niveau développemental et aux besoins du jeune  par rapport à ses besoins.

 

Par ailleurs il faut que ces apprentissages soient généralisés dans d’autres domaines : le domaine sensori moteur, le domaine du quotidien et donc de l’autonomie sociale et personnelle et plus globalement au niveau des fondamentaux cognitifs (préscolaires et scolaires).

Ecran-Tablette-Activite.jpgEcran-Semaine.jpgOmelette.jpgPiano.jpgTambour.jpg

 

 

  HAUT DE PAGE